J’écoute ♫ Aujourd’hui, le 5 novembre 2009… je n’ai cessé de me poser des questions toute la nuit, j’ai même cru que ma tête allait exploser. Allongée le regard tournée sur le plafond blanc, j’ai imaginé toute sorte de scénario, j’avais beau avoir les paupières closes, j’imaginais encore. Alors j’ai essayé de comprendre. J’ai tenté de comprendre pourquoi mon esprit était si torturé, pour je ne trouvais pas le sommeil, et je crois avoir trouvé une semi réponse. Pendant l’insomnie, je me dis, en guise de consolation, que ces heures dont je prends conscience, je les arrache au néant, et que si je les dormais, elles ne m’auraient jamais appartenue, elles n’auraient jamais existé. En vérité j’ai peur, mais j’ai peur, pas comme un enfant a peur du noir, non, chez moi la peur c’est maladif, car moi j’ai peur d’une seule et unique choses qui en entrainne beaucoup d’autres : j’ai peur de vivre. J’ai peur de prendre goût à la vie, j’ai peur du bonheur, j’ai peur d’être heureuse. C’est sans doute stupide d’en avoir conclu ça, mais après tout, qui n’a pas peur de la vie ? J’ai peur de ne pas reconnaître le bonheur lorsqu’il se présentera et par déduction de la manquer. J’ai peur d’échouer lamentablement ma vie sur une page blanche et de manquer d’encre pour la remplir. Le fait est que je suis incapble de me contenter de ce que j’ai car je veux toujours ce que je ne peux pas avoir. C’est sans doute dans la nature humaine me direz vous, mais ne risquerais-je pas de passer à côté du bonheur justement parce que je ne sais me contenter de ce que je possède déjà et que je désire toujours au-delà ? Je suis une éternelle insatisfaite en réalité et je peux vous le prouver :
♠ Je l’ai Aile qui est constamment présente pour moi, qui me soutien, qui m’épaule, qui jour un rôle essentielle dans ma vie et pourtant… et pourtant je la veux Hell parce que je ne pense qu’hell, je ne vis qu’hell, je ne respire qu’hell. Je la veux justement parce qu’hell m’est inaccessible, qu’hell ne veut pas de moi.
♠ Je l’ai Lui dans ma vie, il me soutien, comprend mes problème, fais du mieux qu’il peut pour m’aider et me soutenir et pourtant… et pourtant je le veux LUI, parce que c’est comme ça, le cœur a ses raisons que la raison ignore, je ne saurais l’expliquer, mais je sais qu’il m’est inaccessible et pourtant je continue encore et toujours de m’accrocher bêtement, c’est sans doute parce que je suis butée comme fille. Je le veux parce que j’ai la certitude que s’il n’y avait pas tout pour nous séparer, ça pourrait donner quelque chose de très beau nous deux, car j’y crois même s’il ne faudrait peut-être pas, car j’y crois en sachant pertinement que je vais droit dans le mur.
Et c’est comme ça pour d’autres choses encore, par exemple j’ai une sucette orange, mais moi c’est une rouge que je veux, seulement je ne peux pas l’avoir car c’est celle d’une autre personne et il n’en existe aucune autre. J’ai une vie tout à fait super d’après les gens : des parents qui m’aiment, une jolie maison, de gentils animaux, de fabuleux amis, de l’argent, la santé, du talent… mais tout ça c’est ce que tout le monde croit. Je n’essaie pas de me faire plaindre croyez-moi, bien au contraire, si j’écris ce texte, c’est avant tout pour moi, histoire de me redonner un bon petit coup de pied au fesse afin de mieux repartir et de ne pas m’appitoyer sur mon sort. En réalité, mon père est très peu présent pour moi, la maison même si elle n’était pas aussi grande me conviendrait parfaitement du moment que je suis avec les gens que j’aime, des amis sincères j’en ai très peu, l’argent je m’en moque pas mal car comme on dit : l’argent ne fait pas le bonheur alors croyez-moi je préfère mille fois l’amour, concernant la santé, la plupart des gens ignore l’existence des TCA dans ma vie et pourtant c’est une partie majeure de moi et pour terminer, ceux qui disent que j’ai du talent devraient y regarder à deux fois, moi j’appelle plutôt ça de la volonté. Alors les gens n’ont rien à m’envier et je pense qu’ils devraient faire une petite enquête avant de dire que j’ai tout pour être heureuse. Je sais très bien que si je continue à vouloir l’inaccessible, je ne serais jamais heureuse, je l’ai parfaitement compris, je vous l’ai dit, j’ai fait du chemin, je grandis de jour en jour, maintenant, je suis capable de me poser des questions et de trouver certaines réponses après une étude de cas et de logique. J’ai même réussi à comprendre en cherchant tout au fond de moi-même l’origine de ma chute dans les TCA mais je ne m’exprimerai pas ici, à la rigueur, ceux qui voudront savoir n’auront qu’à me demander. J’ai compris bien des choses depuis 3 semaines, en fait, il y a eu un événement qui m’a vraiment et énormément aidé à tel point que j’en reste moi-même subjuguée, mais je suis fière du chemin que je suis en train de tracer, car trouver des réponses à mes questions, c’est encore ce qu’il peut m’arriver de mieux.
On dit que la nuit porte conseil et bien moi je confirme, c’est durant la nuit que je trouve les clés pour ouvrir certaines portes derrière lesquelles se trouvent les réponses qui vont me permettre d’affronter mes angoisses.
Quoi qu’il arrive, j’aurais toujours peur de la vie, toujours peur d’être heureuse parce qu’en fait j’aurais l’angoisse de détenir le bonheur entre mes mains et de le laisser s’échapper à tout moment, mais je sais que d’une certaine façon, je peux être moins angoissée, en relativisant, en avaçant doucement mais sûrement car pour aller de l’avant, il faut prendre du recul, car prendre du recul, c’est prendre de l’élan. Je n’ai pas confiance en moi et je n’aurais jamais confiance en moi, je n’ai pas la prétention de détenir toutes les réponses mais je peux vous affirmer une chose, c’est que si l’on ne cherche pas, les réponses ne viendront pas seules.
Personne ne sait qui je suis en vrai
Personne ne sait ce que je fais
Accrochée à son étoile
Personne ne sait...
"Il est des gens qui n'embrassent que des ombres ; ceux-là n'ont que l'ombre du bonheur.", William Shakespeare.